Hier soir à Lillebonne (même pas 100km de chez moi... j'en aurais fait plus), Paco Ibáñez.
Quelle merveille ce type ! L'homme le plus proche de Brassens que je connaisse, et en plus il aime mon livre, alors...
Deux heures en scène et même ceux qui ne parlent pas un mot d'espagnol ne s'ennuient pas une seconde.
El que puede escuchar "Palabras para Julia" sin lágrima al ojo no merece haber nacido.
Après avoir vu ça, on peut dormir tranquille : il reste encore du monde et du beau monde sur terre.
samedi 28 mars 2009
Benoît XVI, l'Eglise... trop c'est trop
Les positions fanatiques de Benoît XVI sur le sida et l'avortement, la réhabilitation d'un évèque négationniste, l'évèque d'Orléans sur les préservatifs aussi poreux que la terre est plate, les âneries mielleuses d'ecclésiatiques à longueur d'antennes, trop c'est trop. Je suis baptisé, mais j'étais mineur, comme pour la confirmation et la communion, et je le regrette. La méthode Ogino, ça ne faisait encore que des enfants non voulus. Bannir le préservatif, ça va tuer. Des pauvres gens. Des enfants qui, ceux-là, ne deviendront jamais ni chevelus ni poètes. Le fanatisme de Benoît va tuer plus d'Africains que le fanatisme de Ben Laden a tué d'Américains.
vendredi 27 février 2009
Brassens, l'enfant et le rap
Un reportage d'Agnès Le Bot sur France-Inter (Esprit critique de Vincent Josse) :
Quel est le rapport d'un enfant de 10 ans à la culture ?
L'enfant de 10 ans s'appelle Bilal. Sa maman lui fait écouter et chanter Brassens.
Agnès Le Bot l'interroge dehors. Il dit que Brassens, il en a "ras le bol la casquette de Brassens", qu'il ne veut pas en chanter là, il aurait la honte. Qu'il préfère le rap...
Arrivé à la maison, il chante La marine avec sa maman, heu-reux...
Commentaire de Vincent Josse "Ras le bol la casquette de Georges Brassens ? Mais pas du tout, finalement".
Quel est le rapport d'un enfant de 10 ans à la culture ?
L'enfant de 10 ans s'appelle Bilal. Sa maman lui fait écouter et chanter Brassens.
Agnès Le Bot l'interroge dehors. Il dit que Brassens, il en a "ras le bol la casquette de Brassens", qu'il ne veut pas en chanter là, il aurait la honte. Qu'il préfère le rap...
Arrivé à la maison, il chante La marine avec sa maman, heu-reux...
Commentaire de Vincent Josse "Ras le bol la casquette de Georges Brassens ? Mais pas du tout, finalement".
jeudi 26 février 2009
Pierre Bergé : indécence et connerie.
Exemple d'indécence : se dire "de gauche", en faire des tartines, en rajouter sur son mépris de l'argent... et empocher 373 millions d'Euros, pardon 373 "et demi" (et le demi ça fait quand même toute une vie de salaire au SMIC).
Le bon peuple qui a été autorisé à faire 4 heures de queue pour contempler le trésor, ça fait penser aux "pauvres" qui regardaient les bals par les trous des palissades. On croyait que c'était du passé. Lointain. On croyait aussi que se dire "de gauche" ça voulait dire... ça voulait dire... euh ? Quoi déjà ?
Pierre Bergé vient de prouver qu'on pouvait être à la fois un réel artiste, un salaud ("au sens sartrien du terme") et un gros con.
Yves Saint-Laurent méritait mieux.
Le bon peuple qui a été autorisé à faire 4 heures de queue pour contempler le trésor, ça fait penser aux "pauvres" qui regardaient les bals par les trous des palissades. On croyait que c'était du passé. Lointain. On croyait aussi que se dire "de gauche" ça voulait dire... ça voulait dire... euh ? Quoi déjà ?
Pierre Bergé vient de prouver qu'on pouvait être à la fois un réel artiste, un salaud ("au sens sartrien du terme") et un gros con.
Yves Saint-Laurent méritait mieux.
jeudi 19 février 2009
Bonne surprise
J'étais, depuis un certain temps, devenu allergique au cinéma américain, à force d'y voir d'interminables poursuites de morts pas tout à fait morts.
Et, surmontant ma réticence à revoir les acteurs de "Titanic" (qui, pour moi n'est qu'un grandiose navet), je vois "Noces rebelles" de Sam Mendes, tellement vrai sur cette amérique de la fin des années 40, préfiguration de l'Europe des années 50-60.
Et je vois l'intelligent "Benjamin Button".
Après tout...
Et, surmontant ma réticence à revoir les acteurs de "Titanic" (qui, pour moi n'est qu'un grandiose navet), je vois "Noces rebelles" de Sam Mendes, tellement vrai sur cette amérique de la fin des années 40, préfiguration de l'Europe des années 50-60.
Et je vois l'intelligent "Benjamin Button".
Après tout...
mercredi 11 février 2009
Entre la rue Didot et la rue de Vanves
Brassens :
"...J'étais alors en train, de suer sang et eau,
Entre la rue Didot et la rue de Vanves
De m'user les phalanges sur un chouette accord du Père Django
Entre la rue de Vanves et la rue Didot
Par un heureux hasard, ces enfants de salauds,
Entre la rue Didot et la rue de Vanves
Un sacré coup de chance aimaient la musique et les trémolos
Entre la rue de Vanves et la rue Didot... "
Manuel Rosenthal (1904-2003), compositeur, élève de Ravel, grand propagateur de la musique française (et très accessoirement client de mon ex-librairie), m'a raconté que, un jour, au début de l'Occupation, il reçoit une convocation de la Kommandantur. Sa femme lui dit : "T'es complètement fou, avec ton nom... N'y vas surtout pas !". Il y va quand même. A "l'accueil", une "souris grise" : "Mais je vous reconnais, vous êtes le musicien qui est venu dans ma classe parler de Ravel, Debussy... Disparaissez ! Allez vite vous cacher !". Et c'est ainsi que j'ai pu avoir, 40 plus tard, le privilège de rencontrer ce Monsieur.
"...J'étais alors en train, de suer sang et eau,
Entre la rue Didot et la rue de Vanves
De m'user les phalanges sur un chouette accord du Père Django
Entre la rue de Vanves et la rue Didot
Par un heureux hasard, ces enfants de salauds,
Entre la rue Didot et la rue de Vanves
Un sacré coup de chance aimaient la musique et les trémolos
Entre la rue de Vanves et la rue Didot... "
Manuel Rosenthal (1904-2003), compositeur, élève de Ravel, grand propagateur de la musique française (et très accessoirement client de mon ex-librairie), m'a raconté que, un jour, au début de l'Occupation, il reçoit une convocation de la Kommandantur. Sa femme lui dit : "T'es complètement fou, avec ton nom... N'y vas surtout pas !". Il y va quand même. A "l'accueil", une "souris grise" : "Mais je vous reconnais, vous êtes le musicien qui est venu dans ma classe parler de Ravel, Debussy... Disparaissez ! Allez vite vous cacher !". Et c'est ainsi que j'ai pu avoir, 40 plus tard, le privilège de rencontrer ce Monsieur.
lundi 9 février 2009
un bonheur...
La enième rediffusion de l'émission RTL Brel-Brassens-Ferré, jeudi dernier sur France3 (hélas à 0h40), cette fois-ci avec les commentaires de Juliette Greco. Encore !
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